dimanche 10 février 2013

Garmin GNS430 WAAS de RealityXP


Jauge Garmin GNS WAAS 430 pour FSX, par RealityXP

Suite à l’arrivée dans mon club d’un Robin équipé d’un Garmin GNS 430 s'est posé pour moi la question de la familiarisation avec ce système intégré, dont l’utilisation appropriée n’est pas forcément triviale sans un minimum de pratique.

Comme il combine à la fois le bloc de communications radio (COM), le récepteur NAV pour le VOR 1 et un module de navigation avec récepteur GPS et bases de données, il n'est pas question de l'ignorer simplement en le laissant éteint sous prétexte que l'on n'a pas besoin du GPS pour voler.
Mais le fait de disposer d'un tel équipement est en soi une invitation à dépasser le simple stade de savoir sélectionner et activer une fréquence COM, puis de découvrir à son rythme la vaste étendue des possibilités offertes par cet appareil, alors que ce n'est justement pas une fois assis aux commandes de l'avion qu'il sera opportun de commencer à pianoter sur les touches en cherchant comment faire.

Garmin propose un module Trainer qui permet, sur un ordinateur, d’afficher et de parcourir les divers menus du GNS de la série 400, en simulant un vol en pilote automatique afin de voir comment tout cela fonctionne et interagit. Toutefois, tel que mis à disposition, ce module n’est apparemment compatible ni avec Windows Vista, ni avec Seven, ni avec les systèmes 64 bits, et encore moins avec la famille des produits à la pomme, ce qui en limite considérablement l’utilisation sur les ordinateurs actuels. Il faut dire que le GNS430 date déjà de… 1998.

Pour les adeptes de Flight Simulator, l’éditeur RealityXP propose parmi ses excellents produits des GNS 430 et 530 virtuels qui sont actuellement la référence absolue en la matière puisque la « jauge » qui s’installe dans le tableau de bord de vos avions intègre en arrière-plan le Garmin Trainer, en le couplant à Flight Simulator. On obtient par conséquent un GNS 100% conforme au vrai dans son fonctionnement, ses menus et son utilisation et que l’on peut donc apprendre à utiliser dans n’importe quelle situation, au plus proche de la réalité, sans risque et à bien peu de frais – à peine une trentaine d’euros pour l’achat de la « jauge ».

À noter que le GNS430 de Reality XP est diponible tant pour Flight Simulator (FS2004 et FSX) que pour X-Plane (version 9) et qu'il fonctionne parfaitement sous Windows Seven 64 bits.

Comment l'installer dans Flight Simulator ?


Certains avions récents comme par exemple le très joli Tecnam P2002 de ANT’s Airplanes sont prévus d’origine pour accueillir les GNS 430 et/ou 530 de Reality XP, c’est le cas de figure le plus simple puisqu’un menu contextuel de l’avion permet de choisir d’un clic de souris le GNS que l’on veut avoir à bord, si l'on dispose de la jauge.

Un menu contextuel du Tecnam permet de choisir le GNS430 de RealityXP



Sinon, pour intégrer le GNS au tableau de bord d’un avion, la seule contrainte est de trouver la place de l’y caser, le cas échéant en supprimant d’autres instruments si l’on y tient.

Certains avions comme le DR400 de Lionheart’s Creations sont équipés d’origine d’un GNS basique, inspiré de la gamme Garmin, mais pas forcément aussi fidèle au vrai. Il suffit en ce cas de le remplacer au même emplacement par le modèle RealityXP, dans le fichier texte panel.cfg, éditable avec Notepad (nul besoin d'un atelier agréé).


Le panel du DR400, équipé du GNS430 de RealityXP


RealityXP fournit avec ses jauges GNS WAAS FSX Config, un petit programme installateur qui scanne votre bibliothèque d'avions et permet de placer très simplement la « jauge » dans n’importe lequel, au moins comme jauge 2D (surimpression dans un coin de l’écran, que l’on fait apparaître et disparaître en vol par une combinaison dédiée de touches, par exemple SHIFT+9).

GNS WAAS FSX Config permet de placer très simplement le GNS430 dans n'importe quel avion de votre bibliothèque FSX.


Si le coeur vous en dit, vous pouvez même réaliser une installation aussi anachronique qu'un GNS430 à bord d'un P-40 des Flying Tigers.


La mise à jour des cycles AIRAC.


Le GNS430 de RealityXP s'appuie sur le Trainer de Garmin. Les bases de données de terrain et de navigation sont donc celles, datant de 2007, fournies par Garmin avec le Trainer (base de terrain V2.00 et cycle AIRAC 0711). Autant dire que des fréquences, espaces, procédures, etc. ont changé depuis ou n'existaient même pas et que cette base de données est totalement obsolète.

La première chose à faire est de mettre à jour ou au moins rafraîchir ce qui peut l’être. Ceci est également valable pour la simple utilisation du Garmin Trainer.
Une méthode simple et efficace pour passablement rajeunir les bases de données est de télécharger gratuitement le Garmin Trainer du GNS600, qui dispose de données de 2010 (base de terrain V3.00 et cycle AIRAC 1009).


Une fois le trainer du G600 installé, les fichiers suivants sont à récupérer du dossier ...\Program Files\Garmin\G600 Trainer\Gdu\db\

  • bmap.bin 
  • terrain.odb
  • terrain.tdb
  • worldwide.bin

Renommer bmap.bin en basemap.bin puis recopier ces 4 fichiers en remplaçant les originaux dans le répertoire ...\Program Files\Garmin\GNS400W-500W Trainer\Trainer\ du GNS430 où il a été installé.

Ensuite, on trouve assez facilement des fichiers worldwide.bin de cycles AIRAC récents si l'on veut être régulièrement à jour.


Le GNS430 du Robin, avec le cycle AIRAC 1213.


Pour ceux qui sont à l'aise en informatique et qui veulent rester à jour, voici décrit pas-à-pas comment récupérer les cycles AIRAC directement chez Garmin (voir bas de page).

Dans l'avion.


Le GNS430 s'allume comme le vrai au moyen du bouton C, en haut à gauche. On appuie sur les boutons avec le curseur de la souris. Lorsque celui-ci arrive sur un bouton rotatif il devient vert puis, au bout de quelques secondes sans action son nom s'affiche, facilitant son identification. Un clic gauche sur un bouton rotatif tourne la molette à gauche, un clic droit la tourne à droite, un clic sur la roulette centrale presse le bouton. Grâce au concept RealityXP, basé sur le Garmin Trainer, le reste de l'utilisation du GNS430 dans Flight Simulator est totalement conforme à la réalité.

Le passage du curseur de la souris sur un bouton l'affiche en vert, puis son nom s'affiche.

La programmation d'un plan de vol VFR est facile, mais nettement moins conviviale que ce dont on a l'habitude aujourd'hui avec Air Navigation Pro sur l'iPad, ou Navigation de Foufou sur PC.
Sur le GNS, la philosophie des boutons rotatifs pour écrire demande un peu d'habitude, ce n'est qu'en pratiquant qu'elle s'acquiert - et si possible pas le jour où le GNS pourrait s'avérer utile pour vous tirer d'un mauvais pas.

Plan de vol VFR rapidement enregistré, premier leg en direction de Lausanne.

Le GNS s'affiche exactement comme le vrai dans le cockpit virtuel de l'avion. Toutefois, pour un meilleur confort d'utilisation et une lisibilité accrue, un simple clic de souris sur l'écran du GNS permet de l'afficher en surimpression (popup window) dans un coin de l'écran. Ce n'est pas juste une image du GNS : les boutons sont actifs exactement comme sur le GNS du tableau de bord. Cela permet juste de le garder dans le champ de vison où que l'on tourne la tête du pilote et de le manipuler aisément, particulièrement pour les utilisateurs de TrackIR.

Très pratique, un clic sur l'écran du GNS le fait apparaître en popup en haut à droite dans le Robin.

Un clic sur l'écran du GNS en surimpression le fait disparaître : si seulement on pouvait faire pareil dans la réalité !

Il n'y a plus qu'à mettre la puissance et c'est parti !

En vol.


En-dehors de la simple familiarisation, un des intérêts du GNS430 dans Flight Simulator est de profiter du couplage avec le pilote automatique afin d'en comprendre dans le détail le fonctionnement, dans des situations aussi réalistes que possible, mais sans risque ni conséquence si on se trompe et qu'il ne fait pas ce à quoi on s'attendait parce qu'on est peut-être resté en mode VLOC.

Couplage du PA en mode NAV, c'est le GNS430 qui pilote ! L'aiguille verticale de l'OBS1 indique la route à suivre pour le prochain waypoint (radiale virtuelle). Noter le drapeau du Glide inactif.

Dans ces conditions, l'exploration des différentes fonctions du GNS est un pur plaisir, tout en étant particulièrement efficace et sécuritaire : on ne met la vie de personne en danger en pianotant, et le jour où on a besoin du vrai on sait le faire en gardant l'esprit libre pour les tâches vitales.

Le joli Tecnam d'ANT's Airplanes est pré-configuré pour recevoir le GNS430 de RealityXP. 

Cap sur le VOR de St-Prex (SPR).

La possibilité d'afficher le GNS en popup augmente considérablement le confort d'utilisation.


Un GPS de façon générale, et a fortiori le GNS430 aussi, est très bien pour programmer tranquillement un vol au sol, puis le suivre à la lettre. Cependant, il est courant de ne pas pouvoir suivre l'itinéraire initialement prévu, soit que le contrôle nous refuse une clearance ou au contraire nous donne une "directe" vers un autre point par lequel on ne pensait pas pouvoir passer, soit que la météo nous pousse à choisir d'autres alternatives, soit que... il y a plein de raisons possibles, en fait.
Qu'est-ce qu'on fait dans ces cas-là ? On laisse tomber le GNS, trop compliqué, et on cherche un nouveau cap sur la carte, ou sur Air Navigation ? Ou bien on appelle la fonction Direct To du GNS ?

Là encore, dans Flight Simulator, c'est l'occasion d'expérimenter ce que cela donne, comment on procéderait pour changer de plans sans s'envoyer au tapis, comment ça réagirait, ce qu'il faut faire pour que ça se passe comme on veut.

Verticale de Morges (on voit même le château), que se passe-t-il si je fais maintenant un Direct-To pour LSGY ?

Le plan de vol précédent est resté, mais un nouveau leg vers LSGY est créé et activé, que le PA s'efforce de suivre (pas de soucis, il le fait mieux que moi).

On arrive à LSGY, c'est toujours le GNS430 qui pilote, que va-t-il faire ?

Réponse : il anticipe le virage vers le prochain leg au départ de LSGY, en direction de Lausanne !

En conclusion, la jauge Garmin GNS430 WAAS de RealityXP permet véritablement, grâce à sa fidélité à l'original, d'apprivoiser le GNS430 de Garmin sous toutes ses coutures dans les meilleures conditions qui soient : bien au chaud chez soi, sans frais (ou presque), sans pollution ni mise en danger d'autrui, ni conséquence en cas d'erreur, mais tout en gérant son vol et sa navigation comme en vrai — en d'autres termes, avec la même charge de travail que lors d'un vol réel, voire davantage si l'on désire compliquer un peu les choses.

Et pourquoi ne pas, dans la foulée, s'essayer à l'IFR, notamment aux procédures de départ et d'arrivée ?

Menu PROC du GNS430





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